Jeudi 16 juin 2011 4 16 /06 /Juin /2011 17:00
На сайт: Рия Новости - 08/06/2011:
 
" Живая Арктика: WWF представляет новый атлас"

 

( link )
 

Мультимедийная* пресс-конференция на тему: "Живая Арктика: новый атлас WWF впервые показывает самые ценные участки арктических морей и побережий, которые необходимо сохранить". WWF в сотрудничестве с Географическим факультетом МГУ выпустил подготовленный российскими учеными Атлас биологического разнообразия морей и побережий российской Арктики, который наглядно показывает, где расположены наиболее ценные участки морских и прибрежных экосистем Арктики. Эти участки требуют особой защиты и должны быть выведены из хозяйственного освоения. Новый Атлас - это новый шаг на пути сохранения хрупкой природы Арктики в условиях меняющегося климата и промышленного наступления на арктические ресурсы. О создании Атласа, о его уникальности и о его возможном влиянии на планы освоения российской Арктики рассказали участники пресс-конференции:
– руководитель программы WWF России "Климат и энергетика" Алексей КОКОРИН;
– научный сотрудник Арктического и Антарктического научно-исследовательского института Марина ГАВРИЛО;
– профессор Географического факультета МГУ им.М.В. Ломоносова Владимир ТИКУНОВ;
– эксперт WWF России, научный сотрудник Института океанологии Василий СПИРИДОНОВ. " (...)

===> Можно найти этот атлас на сайте WWF.ru - Адрес: http://www.wwf.ru/data/publ/500/atlas_biol_ros_arkt_web.pdf    ( link )
 
Супер!!

Par le-grand-nord-en-questions - Publié dans : Biodiversité - Ecosytèmes
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Dimanche 12 juin 2011 7 12 /06 /Juin /2011 11:49

          En ce week-end de Pentecôte, aujourd’hui 12 juin, on célèbre la fête nationale en Russie.

 

(Cf. par exemple, article de « Voix de la Russie »

http://french.ruvr.ru/2011/06/11/51603042.html : link)


          On pourrait profiter de cette date pour parler de patriotisme, cette notion qui par exemple en France, dans l’esprit de nombreuses personnes et particulièrement à partir des fameuses années 1968, correspond moins à l’ancrage des mentalités dans les valeurs républicaines qu’au souvenir des deux guerres mondiales et son cortège de drames insupportables, donc au pouvoir militaire qui suscite la crainte, le dégoût voire l’indignation et le rejet total.

 

Aujourd’hui dans la ville de Moscou, la fête nationale « s’ouvre » bien malgré elle, sur l’assassinat, vendredi dernier, du Colonel de l’armée russe Iouri Boudanov. Soutenu pour son action dans la guerre de Tchétchénie en 2003 par un certain nombre de mouvements nationalistes et surtout par ses pairs qui entendent rappeler que « c’était une guerre. Il a agi selon les règles en vigueur pendant la guerre »[1], il avait néanmoins été condamné en 2003 pour le meurtre d’une jeune fille Tchétchène, Elza Koungaïeva, et symbolisait, pour les défenseurs des droits de l’homme, les exactions commises par les troupes russes dans le cadre de ce conflit.

 

Quoiqu’il en soit, son assassinat me semble être un gros pavé dans la mare :


- la "mise a mort" est toujours un grave échec humain, un non-sens au regard des valeurs nobles de la justice (même si le crime est odieux, pour rester crédible et respectée, la justice ne peut pas, ne doit pas, être le prolongement de la haine humaine);


- et surtout il ravive des tensions ethniques qui se sont particulièrement exprimées dans la capitale l’année dernière, consécutivement au meurtre d’un jeune supporteur de football dans une rixe avec des Caucasiens.

 

Quand en France on peine à trouver des solutions au nationalisme corse, basque ou breton, on comprend aisément que la Russie, qui est un pays multiethnique - et multiconfessionnel-, éprouve des difficultés à faire se côtoyer en paix les Tatares, les Caucasiens, les Kabardes, les Iakoutes, les Tchouvaches, les Evènes, les Oudmourtes, les Juifs – qu’ils viennent du district du Birobidjan, en Sibérie orientale, ou non - les Bouriates…. C’est même difficile d’établir une liste exhaustive.

 

Et alors ? Tant mieux! c’est une véritable richesse! Mais bien sûr, cela  génère des "turbulences", des questions, notamment d’identité culturelle, sociale, religieuse, qui attendent des réponses concrètes et qui peuvent encore déboucher sur des conflits sérieux. Dans un article très intéressant de Courrier International [2], Alexandre Mekhanik met en lumière cette problématique identitaire qui, selon lui, serait fondée sur l’absence réelle d’idéologie, une grande majorité des élites russes préférant se détourner de la question. Les États-Unis, pour vaincre le racisme et la ségrégation, pouvaient s’appuyer sur la Déclaration d’indépendance américaine; la France sur sa Déclaration des Droits de l'Homme (1789), l'Angleterre sur son Habeas Corpus (1679 - link), etc. En Inde, où les ethnies sont encore plus nombreuses qu’en Russie, la problématique identitaire est vécue dans une plus grande unité et tolérance grâce « à la noblesse des sentiments que son élite intellectuelle lui porte ». Mais quel « support » en Russie ? Aux termes des déclarations du magazine Expert [3] consacré à la question nationale ; cette revue, pourtant vouée à la cause du gouvernement, «l’explosion des conflits interethniques en Russie est moins due à un manque de tolérance qu’à une faiblesse de l’identité nationale ».

 

En outre, la période des années 1990 – 1992 (avec à son issue le passage d’une économie planifiée à un marché concurrentiel) correspond à ce que de nombreux observateurs ont appelé « la thérapie de choc »[4] (i.e. une mutation brutale!). Mais, comme le rappelle Myriam Désert [5], cette période a pu être qualifiée de « choc sans thérapie » au point que, dit-elle :

 


«le choc a en effet été indéniable avec des millions de laissés-pour-compte, mais la capacité d’adaptation et l’inventivité d’un très grand nombre de Russes sont cependant tout aussi évidentes. (…) Ce qui rend la polarisation sociale douloureuse est qu’elle est aussi peu claire que manifeste : le libéralisme économique n’a pas seulement créé un abîme entre nouveaux pauvres et nouveaux riches, il est également source de mobilité sociale, ascendante comme descendante, les uns connaissant des « success stories » quand d’autres se vivent comme « déclassés » (enseignants et ingénieurs par exemple). Cette difficulté à s’identifier est l’une des raisons de la faiblesse du tissu associatif. Une majorité de Russes se reconnaît d’autant moins dans les institutions intermédiaires, en principe destinées à faciliter le dialogue avec l’Etat, tels les syndicats, qu’ils cherchent justement à éviter l’Etat parce qu’ils l’accusent de les avoir abandonnés, et compensent ses carences en redistribuant partiellement dans les circuits informels des biens jadis publics (les soins médicaux et l’éducation) ».  

 

 

Mais le potentiel de la Russie reste grand.

Всего хорошего! 

 

C.H-L

 

 

[1] Propos de Mikhaïl Lebedev, ancien officier de l'armée russe, reproduits dans « Russie : craintes de tensions ethniques après l'assassinat d'un colonel », MOSCOU (AFP) - 11.06.2011

[2] A. Mekhanik, « Comment peut-on être russe aujourd’hui ? », Courrier International, n° 1075, 9 au 15 juin 2011, p. 55 - 59

[3]  Эксперт, «Обшее прошлое - обшее будущее» (« Passé commun, avenir commun »), cité in A. Mekhanik, « Comment peut-on être russe aujourd’hui ? », Courrier International, n° 1075, 9 au 15 juin 2011, p. 59

[4] sur la "thérapie de choc" : voir l'article "Egor Gaïdar : la thérapie de choc l'a tué", Courrier International, 16 déc.2009 - en ligne ici:  link

[5] M. Désert, [dir.], « Les mutations de l’Etat et de la société au-delà des idées reçues », in « De la Rous à la Russie actuelle », Russie, peuples et civilisations, La Découverte, Novembre 2007, p.134

 

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Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 22:03

       Comme on l'a vu précédemment, les Etats Unis se sont opposés à la demande russe d'extension du plateau continental à la Commission des Limites du Plateau Continental (ou Commission on the Limits of the Continental Shelf (CLCS)), laquelle a finalement écarté la revendication russe en 2001, faute de preuves scientifiques suffisamment tangibles. Ce n'est donc pas la légitimité, en droit, de la Russie, qui est mise en cause dans ce rejet, mais seulement la faiblesse de la démonstration scientifique au moment du dépôt de leur requête en revendication. La nuance est importante.

 

Lors des débats sur la revendication de la Russie, les objections des USA se fondaient sur l'absence de preuves scientifiques suffisantes qui établiraient avec certitude que la dorsale de Lomonosov constitue effectivement une extension continentale du plateau sibérien. Ils soutiennent que la chaine montagneuse sous-marine qui caractérise cette fameuse dorsale résulte exclusivement d'un volcanisme "local", en sorte que cette arête de Lomonosov serait uniquement de nature océanique, et non pas de nature continentale.

 

Il est manifeste que l'expédition russe ARTIKA 2007, menée le 2 août 2007, n'a pas contribué à apaiser les critiques occidentales sur la position de la Russie à l'égard de l'Arctique. Certains "pays arctiques" (USA, Canada, notamment - qui  d'ailleurs, eux aussi , envoient des patrouilles aériennes en Arctique ; système "NORAD" - site internet de la "North American Aerospace Defense Command": link) n'ont pas hésité à "diaboliser" la Fédération de Russie en affirmant que cette dernière entendait accroître ses objectifs de militarisation au niveau du cercle polaire (affirmations qui ont depuis lors été démenties à plusieurs reprises dans les médias par le gouvernement russe -  Ex: article de Ria Novosti du 8.02.2011: link).

 

Bref, ces affirmations occidentales ne sont peut-être qu'une "réaction à chaud", mais c'est tout de même, comme on dit, l'hôpital qui se moque de la charité... et puis, c'est un bon prétexte pour entretenir le complexe militaro-industriel (*) qui "nourrit" notamment la position hégémonique américaine sur la scène internationale.

 

Mais il y a plus. Les USA, à la faveur du développement de la coopération arctique scientifique, sont eux-aussi éminemment présents dans la région.

 

Toutefois, à la différence de la Russie, qui, elle, s'est soumise aux contraintes juridiques temporelles qui découlent de l'UNCLOS [ celle-ci impartit en effet aux requérants  un délai de dix ans, qui court à compter de la ratification de ladite Convention, pour déposer une requête afin de revendication de l'extension de sa  zone économique exclusive (ZEE - définition Wikipedia: link) ], les Américains n'ont pas encore ratifié la Convention de Montego Bay (**) .

 

Certes, tant qu'ils n'auront pas ratifié ce texte international, ils ne seront pas autorisés à développer un financement d'envergure des opérations d'exploitation des ressources naturelles - si abondantes, comme on le sait désormais, dans la région polaire.

 

Mais derrière ce qui peut apparaître comme un "sacrifice" commercial, il faut souligner que depuis le rejet de la requête russe (2001), il est bien évident que les Etats Unis ont et continuent d'acquérir en terme de capacité de démonstration scientifique - qui est la condition sine qua non du succès d'une revendication - un avantage certain sur la Russie, pour laquelle le délai est maintenant expiré...

 

 

CONCLUSION:

 

Chacun revendique "sa part de gâteau" et, finalement, c'est une attitude inhérente à la nature humaine, conquérante et sans cesse en quête de pouvoir - militaire et/ou économique notamment. On a donc presque envie de dire que "c'est inéluctable". Certainement...

 

Quoiqu'il en soit, (et malgré un certain flou qui subsiste par exemple sur la nature et le rôle précis des "brigades arctiques" dont la création a été récemment annoncée par le Conseil de sécurité russe - Cf en ce sens l'article de Ria Novosti du 17 mai 2011 :  link ), la plupart des analystes s'accordent à dire que, s'il existe clairement un conflit larvé en Arctique - résultant du "Grand Jeu" polaire (i.e. la géopolitique de la course aux ressources naturelles), enjeux qui sont d'ailleurs plus économiques que militaires dans la région arctique- il est peu probable que la situation débouche sur un conflit armé ouvert; les différents accords internationaux ou bilatéraux (par exemple, l'accord signé entre la Norvège et la Russie en septembre 2010 mettant fin à quarante ans de différend frontalier maritime, en mer de Barents et Océan Arctique, entre les deux nations), les différents partenariats scientifiques et ou commerciaux, garantissent d'une certaine manière un pacifisme, sinon  pleinement désiré, en tout cas nécéssairement induit. 

 

En ce sens, et quoi qu'on en dise, le droit international et le multilatéralisme marquent des points positifs. Bien sûr, il est toujours possible de critiquer les différents fora internationaux (qui, c'est vrai, ne sont sans doute jamais totalement exempts de parti pris politique, voire de stratégies pro-OTAN ou, au contraire, anti-OTAN, pro-OTSC / anti-OTSC(***), etc., selon les perceptions), mais l'attitude qui consisterait à rester les bras croisés, à attendre un hypothétique miracle, à vouloir taire les problèmes et ne pas admettre les erreurs du passé (c'est la "politique de l'autruche"), à se décourager, à pratiquer la "politique" du "chacun pour soi", peut-elle raisonnablement être "la solution"? Non, certainement pas.  

 

Quoiqu'il en soit, il me semble important de souligner l'ensemble de ces tensions  géopolitiques, de ces contradictions, en raison de ce qu'elles portent précisément sur des territoires qui, contrairement à l'Antarctique, abritent de nombreux peuples, (pour certains encore très attachés à un mode de vie traditionnel, ancestral) lesquels se trouvent désormais, bien involontairement, pris dans l'étau de l'univers (je suis tentée de le qualifier "univers impitoyable"...) de la mondialisation / globalisation.  

 

A fortiori parce que les dégradations environnementales, qui coûtent cher à tous points de vue, ne peuvent pas s'arrêter avec les frontières, comme l'a montré, encore tout à fait récemment, la tragédie japonaise. A l'instar des problèmes liés à la désertification croissante de l'Afrique, au déboisement massif de l'Amazonie ou en Indonésie,la dégradation de l'écosystème arctique existe effectivement.

 

Si les enjeux de l'Arctique sont bel et bien collectifs, les solutions environnementales doivent l'être également, même si cela vient obérer la souveraineté des Etats parce que cela implique nécessairement de dépasser les seuls intérêts nationaux.

 

D'où la nécessité absolue de responsabiliser non seulement les dirigeants des pays concernés en tenant compte des sensibilités respectives (occidentales, eurasiatiques, orientales), mais aussi l'ensemble des sociétés transnationales, telles que les majors pétrolières françaises, norvégiennes, américaines, russes, etc qui investissent le Grand Nord (autrement dit, va t-on enfin savoir tirer les bonnes conclusions des précédents de Total, de BP, etc., pour garantir la préservation des écosystèmes et une exploitation "intelligente" des ressources?), et de respecter le droit des peuples autochtones à obtenir une participation effective aux différentes concertations intéressant l'exploitation des ressources naturelles et, d'une manière plus générale, l'environnement. 

 

C-H.L.

 

 

(*): en ce sens, Cf. extrait d'un article de GlobalResearch.ca, Center for Research on Globalization, Pr. J. Dufour, "The Militarization Of The Arctic And Its Strategic Resources -The Role of Canada", Global Research, 28 novembre 2010 (link)

 

 (...)

" The military exercises held every year or more by NATO on the continental shelf of Norway are tailored to simulate the hunting of Russian naval forces seeking to take control of the hydrocarbon resources in this part of the plateau. The same objective is at the heart of the Operation Nanook military exercises conducted in 2010 by the Canadian Forces in conjunction with those of the US and Denmark.


According to several analysts, including Michael Byers, the Canadian government doesn’t cease to use this potential threat in order to justify its military spending pledges, in particular, the $16bn purchase of F-35′s. Therefore, from time to time it’s fair game, to keep alive the spirit of this Russian menace, to proclaim in the mass media that Russian bombers were successfully intercepted in NATO airspace, as was the case in August with the interception of a Tupolev TU-95 bomber some thirty nautical miles from the coast of the Canadian Arctic (Byers, M., 2010). In fact, it’s arguably by no means an act of provocation or aggression on the part of Russia.

Conclusion

It’s important to say the truth about the real issues surrounding the development of Arctic resources. The confrontation between America and Russia up there is in place for a number of years now, a kind of latent “cold war” which serves the two protagonists well. The monitoring of the Arctic is in fact defined as the vigil kept on the Russian operations conducted in this ocean. The quest for maintaining Canadian sovereignty over part of the continental shelf is just a pretext for its militarization. Don’t be fooled. NATO’s real intentions are to have absolute control over the hydrocarbon resources in this region of the world, just as it does by force and armed violence in the Middle East and Central Asia. "

 

  *  * 

 

(**): extrait d'un article de US Foreign Policy, "Law of the Sea Treaty - No More "Wild West" on the "High Seas"", de Keith Porter, 4 sept embre 2007

- http://usforeignpolicy.about.com/od/unitednations/a/lawofseatreaty.htm

 

" Forging the Law of the Sea Treaty

The treaty process has evolved over the last 50 years into the United Nations Convention on the Law of the Sea (UNCLOS). Today, almost every country on the planet has ratified the convention... except the United States.

America has actually followed most provisions of the treaty since 1983 and all of the provisions since 1994. President Bill Clinton signed the treaty in 1994 and sent it to the U.S. Senate, but it has never been taken up by the full Senate for a ratification vote. Conservatives have long opposed the treaty and, even when Democrats previously controlled the Senate, there has never seemed to be the 66 votes needed for passage. But the situation is changing.

On May 15, 2007, President Bush called on the Senate to ratify UNCLOS. And this month the Senate Foreign Relations Committee is expected to open hearings on the treaty which could lead to a full vote before the end of the year. Recent claims by Russia and others to own the mineral rights on the floor of the Arctic Ocean have only added to a sense of urgency. Those claims will likely be untangled by courts and tribunals established by UNCLOS. If the United States isn't part of UNCLOS, it won't have a voice in the outcome.

 

Supporting the Law of the Sea Treaty

Supporters, including the U.S. military, say the treaty secures American rights over territorial waters (including the mineral resources underwater). Moreover, ratification of the treaty ensures the United States will have a seat at the table when disputes arise or modifications of the treaty are considered.

 

Opposing the Law of the Sea Treaty

Opponents say the treaty impinges on U.S. national sovereignty and sets up an international bureaucracy which may act in ways counter to American interests."

 

*  *

(***): OTSC, pour : Organisation du Traité de Sécurité Collective, [Организация Договора о коллективной безопасности (ОДКБ)], souvent désignée par les Atlantistes comme étant 'l'organisation rivale' de l'OTAN pour être une organisation de sécurité collective (comme l'OTAN) composée d'Etats ayant appartenu au Pacte de Varsovie: la Fédération de Russie, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, l'Arménie, le Khirgiztan, le Tadjikistan et la Biélorussie, organisation initialement issue du Traité de Tachkent (ou Traité de Sécurité Collective) signé le 15 mai 1992 par six des Etats appartenant à la Communauté des Etats Indépendants (CEI), puis remodelée consécutivement à la refondation de la CEI en 2002.

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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 21:18

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- La Russie revendique comme étant sien le prolongement du plateau continental qui s'étend le long de la dorsale de Lomonosov, une chaîne de montagnes située au-dessous de l'Arctique (laquelle serait le prolongement du plateau sibérien)

Mais en fait, les cinq pays qui bordent l'Océan Arctique - Le Canada, le Danemark, la Norvège, la Russie et les États-Unis (les États-Unis sont le quatrième pays le plus grand dans la région) - contestent la souveraineté des eaux de la région.


US Geological Survey estime que la région Arctique contient pas moins de 90 milliards de barils de pétrole qui attendent seulement d'être explorés.

La Convention de Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM - ou UNCLOS en anglais) pour la loi maritime - également appelée Convention sur la loi maritime et Traité sur le droit de la mer - stipule que n'importe quel état côtier peut réclamer le territoire inscrit dans les 200 miles nautiques de leur côte et exploiter les ressources minérales dans cette zone.


Toutefois, les nations doivent fournir la preuve scientifique de l'extension naturelle de la plaque continentale …


Voici un point de vue américain à propos de la question.  (Cf. article ci-dessous - en anglais)

 

C-H.L

Par le-grand-nord-en-questions - Publié dans : Géopolitique de l'Arctique
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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 20:46

-    Russia claims its continental shelf extends along the Lomonosov Ridge, a mountain chain running underneath the Arctic.

But in fact, five countries that border the Arctic Ocean Arctic Ocean, the smallest ocean, c.5,400,000 sq mi (13,986,000 sq km), located entirely within the Arctic Circle and occupying the region around the North Pole.
..... Click the link for more information.
- Denmark, Norway,
Canada, Russia and the United States  (the United States is the fourth largest country in area) - dispute the sovereignty of the region's waters.

The US Geological Survey believes that the Arctic region contains 90 billion barrels of oil just waiting to be explored.

The United Nations Convention on the Law of the Sea For maritime law in general see Admiralty law.
The United Nations Convention on Law of the Sea (UNCLOS), also called the Law of the Sea Convention and the Law of the Sea Treaty (LOST
..... Click the link for more information.
 (UNCLOS) stipulates that any coastal state can claim territory 200 nautical miles from their shoreline and exploit the natural resources within that zone.


But nations must provide scientific proof of the natural extension of the continental plate…

 

Here is an American point  of view about the question.

 
C-H.L


Source: GlobalSecurity.org -   (read more : link)

 

" Canada, Russia, the US, Denmark [via Greenland] and Norway are staking claims in the Arctic Ocean, which may contain a quarter of the world's untapped petroleum reserves, and is becoming more accessible due to global warming. Under the Convention on the Law of the Sea, they could acquire rights to Arctic seafloor territory if the areas are linked to their continental shelves. Russia made its claim in 2001, though it will make a resubmission. Canada ratified the Law on the Sea in 2003, so it has to file its claim by 2013. The United States had not ratified the Law of the Sea Convention.

 

In recent decades, it has been well recognized that published portrayals of the sea floor north of the Arctic Circle, particularly in the deep central basin of the Arctic Ocean, are not totally accurate, and that in certain areas, there are significant discrepancies between observed and charted depths. The principal cause of this situation has been the lack of sounding information needed to construct reliable and detailed charts: certain regions remain inadequately mapped on account of difficult operating conditions, or because critical data sets have not been made available for widespread public use.

(...)

 

The U.N. Convention on the Law of the Sea, or UNCLOS, stipulates that any coastal state can claim territory 200 nautical miles from their shoreline and exploit the natural resources within that zone. Nations can also extend that limit to up to 350 nautical miles from their coast if they can provide scientific proof that the undersea continental plate is a natural extension of their territory.

 

Continental shelf claims beyond 200 nautical miles are made according to the provisions of Article 76 of the Law of the Sea. The implementation of Article 76 rests fundamentally upon the analysis and interpretation of bathymetric and geological information. A 1996 Workshop assembled specialists from the five coastal states that border the Arctic Ocean (Canada, Denmark, Norway, Russia, and the United States of America) to discuss scientific and technical issues relating to the preparation of continental shelf claims beyond 200 nautical miles. During the course of the 1996 Workshop, it was recognized that all five coastal states have valid grounds for developing continental shelf claims beyond their 200 nautical mile limits, and that the possibility, if not the likelihood, existed of overlapping claims between neighbouring states.

 

Article 76 of UNCLOS specifies a mechanism for extending the limits of the continental shelf beyond the 200 nautical mile exclusive economic zone (EEZ). After ratification of UNCLOS a country has ten years to collect the appropriate information and submit a claim for an extended continental shelf to the United Nations Commission on the Limits of the Continental Shelf (CLCS).

 

Much of the argument revolves around the underwater Lomonosov Ridge. Mikhail Vasil'evich Lomonosov was the first Russian natural scientist of world importance. His major scientific accomplishment was in the field of physical chemistry, with other notable discoveries in astronomy, geophysics, geology and mineralogy. He founded what became Moscow State University, in 1755. This university, officially named after Lomonosov, is at the apex of the Russian system of higher education.

 

The Lomonosov Ridge is an undersea chain of mountains rising some 2500 meters above the Arctic floor. Measuring about 1700 km in length, the Lomonosov Ridge is considered to be of continental origin, a sliver that was separated from the Kara and Barents shelves and transported to its present position by sea-floor spreading.

(...)

 

Striking discrepancies between the GEBCO and IBCAO portrayals of the Lomonosov Ridge occur between the North Pole and the Siberian continental shelf. The new model shows a far more complex morphology, with a ridge that is broken into several smaller segments.

 

Countries have the possibility of claiming the Lomonosov Ridge, a submarine mountain range, as a natural prolongation of their land territory. Bathymetry, seismic and gravity data are needed to substantiate the claim. Out to a distance of 350 nautical miles or further, if coastal states can claim the Lomonosov Ridge as a natural prolongation of land territory, coastal states can exercise specified sovereign rights. These rights include the right to explore and exploit mineral and biological resources on and below the seabed and jurisdiction in matters related to environment and conservation.

 

The Lomonosov Ridge, which Russia claims is part of their continental shelf, is clearly a separate oceanic seafloor volcanic ridge and thus not part of Russia's continental shelf. The Russian UNCLOS claim over the Arctic Commons Abyssal area adjacent to the edge of their continental shelf was rejected in 2001 by the Commission for the Continental Shelf, as the geological facts proved that the claim had no basis under UNCLOS rules. The geology of the area in question has not changed since the Russian claim was rejected.

(...)

 

In August 2008 Canadian researchers teamed with Danish scientists to offer proof that the Lomonosov Ridge is a natural extension of the North American continent. Their landmark findings, the initial result of years of sea floor mapping and millions of dollars in research investments by the Canadian and Danish governments, were presented at the 2008 International Geological Congress in Oslo under the innocuous title "Crustal Structure from the Lincoln Sea to the Lomonosov Ridge, Arctic Ocean."


Denmark hopes to collect evidence that will support a claim that the continental shelf of Greenland-a province of Denmark-extends to the North Pole. Norway is the only other country (besides Russia) that has filed a legal claim to extend its continental shelf into a portion of the Arctic Ocean.

(...)

 

The US Navy has not recently designed surface ships, other than ice breakers, to operate in the Arctic. The problems of ice damage and topside icing when surface ships were operated in high latitudes were handled on an ad hoc basis. From time to time during the design of a new class of surface ships, the issue of ice hardening has arisen. One example was during the design of the Perry (DDG-7) class guided missile frigates. While high latitude operations were envisioned, these ships were heavily cost constrained and the ice hardening characteristic was dropped from consideration during cost tradeoffs.

 

The Navy and Coast Guard, however, have designed icebreakers, as have commercial interests. Other commercial ships have been designed for ice hardening. Most major classification societies who govern the details of commercial ship hull design have established rules for the design of ship hulls for operations in ice. The American Bureau of Shipping (ABS) would be the relevant classification society for US ship design. ABS Rules require strengthening of the bow and stern areas. Bow mounted sonar domes and arrays in particular would require careful attention. Propellers, rudders, fin stabilizers, and sea chests are also affected by ice operation. The effect of topside icing and a provision to de-ice must also be considered "


 

Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer - UNCLOS - (in french) :


http://www.un.org/french/law/los/unclos/closindx.htm   ( link )

 

** Extrait **

 

PARTIE II

Mer territoriale et zone contiguë

 

SECTION 1

Dispositions générales


Article 2

 

Régime juridique de la mer territoriale et de l'espace aérien surjacent,

ainsi que du fond de cette mer et de son sous-sol


1. La souveraineté de l'Etat côtier s'étend, au-delà de son territoire et de ses eaux intérieures et, dans le cas d'un Etat archipel, de ses eaux archipélagiques, à une zone de mer adjacente désignée sous le nom de mer territoriale.

2. Cette souveraineté s'étend à l'espace aérien au-dessus de la mer territoriale, ainsi qu'au fond de cette mer et à son sous-sol.

3. La souveraineté sur la mer territoriale s'exerce dans les conditions prévues par les dispositions de la Convention et les autres règles du droit international.

 


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